Récit chronologique décrivant le départ en avion de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris jusque l'achat d'un soda dans un distributeur de boisson dans le quartier d'Ikebukuro à Tokyo.
13:35, il est temps que je sorte du grand contenant climatisé rempli de personnes en sueurs pour rentrer dans un autre contenant plus petit et encore plus climatisé et m’envoler vers un autre continent contenant des personnes en sueur dont leurs contenants sont climatisés.

15:40, je sens que l’air trop climatisé de ce contenant risque de me clouer dans un contenant matelassé en sueur.

06:10, une personne chargée du service dans le contenant climatisé m’offre une multitude de collations contenues dans des contenants tous aussi étranges par la taille ridicule des contenus comparées aux contenants.

06:15, je termine de mettre tous ces contenus ridicules sans leurs contenants dans mon contenant.

08:20, c’est le moment pour moi de marcher pour la première fois sur un continent contenant lui aussi un grand contenant climatisé avec des personnes en sueur.

08:40, je prends le temps d’aller déposer tous les contenus ridicules que j’avais dans mon contenant dans un contenant qui, à la différence du continent où je viens, est muni d’un jet pour essuyer la sortie habituelle des contenus du contenant.

09:15, contenu dans le contenant climatisé de ce continent, j’attends devant le tapis roulant que des personnes déchargent du contenant les contenants contenants les affaires des personnes qui ont pris le même contenant climatisé pour venir sur ce continent.

09:30, j’aperçois un contenant rouge à roulettes, pas mon contenant, qui ne contient rien, mais sur lequel est collé une feuille dont le court texte stipule que mon conte- nant est bloqué dans le grand contenant climatisé de l’autre continent.

09:35, je suis en sueur.

09:37, une personne chargée des contenants bloqués dans les autres continents m’explique que mon contenant arrivera dans deux jours et que des personnes déposeront au contenant climatisé avec contenant matelassé où j’avais prévu d’être contenu mon contenant.

10:10, après être sorti de ce grand contenant climatisé sans mon contenant, tou- jours en sueur, j’appelle une personne conduisant un contenant climatisé pour me déposer devant mon contenant climatisé ou j’ai prévu d’être contenu. Il me tarde d’être dans mon contenant matelassé.
10:15, je suis dans un contenant roulant climatisé. En voyant mon visage en sueur, la personne conduisant le contenant, plus que sympathique me propose dans un language qui n’est pas courant sur mon continent, un contenant désaltérant.

10:30, le contenant climatisé dans lequel je suis est très spacieux, j’ai l’impression que je vais devoir sortir une somme importante de mon contenant.

11:40, j’arrive devant le contenant climatisé ou je serai contenu, je dois effective- ment sortir une somme plus qu’importante de mon contenant pour avoir pû être conduit dans ce contenant climatisé avec service de contenant désaltérant.

11:45, la personne à l’accueil du contenant climatisé dans lequel je dois être conte- nu ne peux me remettre la clé permettant d’accéder à mon contenant matelassé, je dois attendre.

11:47. Je me contiens.

11:55, je me balade dans les rues. L’architecture des contenants est très différente des contenants de mon continent. Ils sont aussi beaucoup plus climatisés.

12:35, vu que tous les contenants climatisés rejettent un air chaud qui fait que je suis de plus en plus en sueur, je décide d’acheter un contenant désaltérant dans un de ces petits contenants climatisés remplis de contenants désaltérants. Je me rends compte qu’il y a une multitude de petits contenants climatisés comme celui-ci.

12:40, je trouve un petit contenant climatisé bleu contenant des contenants désalté- rant dont le choix des contenus est large et dont certaines saveurs contenues dans les contenants désaltérants sont introuvables sur mon continent.

12:41, j’opte pour un contenant désaltérant qui contient un contenu pétillant violet que je n’ai jamais vu sur mon continent.

12:42, je sors de mon contenant le montant que j’insère ensuite dans la fente du petit contenant climatisé bleu. J’appuie sur le bouton correspondant au contenant désaltérant. Après être tombé, je sors le contenu désaltérant du contenant climati- sé. J’ouvre le contenant. Je comprends que c’est le contenant qui est violet et que le contenu est transparent. Le contenu est très frais, sûrement dû au temps passé dans ce petit contenant climatisé bleu.

12:42, toujours devant le petit contenant climatisé bleu, j’ouvre la petite sortie du contenant frais pour permettre à son contenu pétillant et transparent d’arriver dans mon contenu chaud et en sueur. C’est désaltérant. Je n’avais jamais entendu parlé de cette saveur sur mon continent.
Contenant Climatisé Bleu ,Tokyo, 2018
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